Air Max 2015

Cette confiance, c’est elle qui les a fait avancer et les poussent encore aujourd’hui. Fraichement élu MOP du Final Four NCAA en 2011, Kemba Walker s’imagine dans le Top 5 de la draft. Il n’en sera rien, puisque ce sont les Hornets (alors Bobcats) qui récupèrent le joueur en 9ème position. Trop petit pour être arrière, pas assez collectif pour mener une équipe… bref, un combo guard tout juste bon à sortir du banc pour scorer. Ces doutes-là, il ne les a pas oubliés, et chaque jour il y puise encore plus de motivation. Lance Stephenson lui connait sa valeur, se sachant capable de rivaliser avec n’importe qui : O.J. Mayo en 2005 (son ainé de 3 ans) lors d’un camp pour jeunes basketteurs ou LeBron James en finale de conférence au printemps dernier, nul ne lui fait peur. C’est de là qu’il tire d’ailleurs son surnom “Born Ready“, donné par Bobbito Garcia, speaker légendaire de Rucker Park lors de l’été 2006, en référence à sa capacité à affronter tout le monde, peu importe la différence d’âge.

Oui, cette confiance, couplée au talent, qui fait que jamais ils ne baissent les bras ou la tête devant l’adversité et les difficultés. Leur moteur, leur énergie, c’est elle. L’essence de leur jeu. Quand on a dû se battre pour faire son trou sur les playgrounds new-yorkais puis pour continuer à s’affirmer dans une ville où chacun veut sa part du succès, on est armé pour affronter n’importe qui. Ou du moins on en est persuadé.

Mais maintenant, Lance Stephenson et Kemba Walker vont pouvoir unir leurs forces dans les lignes arrières des Hornets. Après s’être affrontés au lycée à New York, le meilleur de Brooklyn et du Bronx peut-il devenir un des tops duos de la ligue et faire franchir un palier aux Hornets ? En tout cas, le meneur est très excité à l’idée d’évoluer aux côtés de Sir Lancelot. On peut le comprendre, nous aussi nous sommes impatients de voir les deux joueurs casser des chevilles ou mettre des misères à leurs adversaires en monde streetball.