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Il faut dire que pour l’instant, le retour du 23 est laborieux. Oups, les débuts du 45 plutôt. Après quatre rencontres, les Bulls sont à l’équilibre 2-2, mais les stats de Jordan sont bien en dessous de ses standards en carrière : 24,8 points à 39,4% (dont 10% de loin), 4,3 rebonds, 4,8 passes et 2,8 interceptions en 39 minutes. La transition baseball – basketball ne s’effectue pas en douceur. Mais trois jours avant ce choc au Garden, Michael a servi aux Hawks sa spéciale, comme pour mettre en appétit tout ce beau monde. À 10 secondes de la fin de cette rencontre, les Bulls étaient menés d’un point. C’est lui qui remonte la balle, comme au bon vieux temps. Il regarde l’horloge, fixe Steve Smith. Il fait mine d’aller vers le panier, s’arrête, décolle et shoote. Un classique. 2 points (sur ses 32) et la victoire au bout. “New-York, soit prête, j’arrive” aurait-il pu dire.

Fort de cette confiance, il peut s’attaquer à certains de ses meilleurs ennemis. Pat Ewing, Charles Oakley, Charles Smith, John Starks… les duels en Playoffs entre les deux franchises ont régulièrement fait des étincelles les années précédentes. Il faut dire que les Knicks version Pat Riley ont souvent été les adversaires les plus coriaces des Bulls lors de la conquête du Three-Peat. Alors ne comptez pas sur eux pour prendre ce match à la légère et avoir un comportement amical avec Michael Jordan. Seconde meilleure défense de la Ligue en 1994-95, les barbelés sont prêts pour stopper l’avancée victorieuse des troupes chicagoanes. Enfin c’est ce qu’ils pensent.

Emmenés par Patrick Ewing (36 points à 10/21, 7 rebonds, 4 contres et 3 interceptions), les Knicks croient en leurs chances. Normal, ils sont chez eux, une place forte de la Conférence Est. Mais ce soir-là, Jordan rappelle à la planète basket ce qu’il sait faire : désosser une défense, même l’une des moins perméables de la NBA, tout en offrant la victoire à son équipe. Tout au long du match, il écoeure John Starks, son chien de garde attitré, pourtant l’un des plus féroces du moment. L’arrière ne peut rien faire pour ralentir MJ.Alors que la rencontre touche à sa fin, les deux équipes sont à égalité 111 partout. Balle pour Jordan, bien sûr. En tête de raquette, Starks est une fois de plus dépassé. Ewing vient en aide. Erreur. Michael a déjà vu Bill Wennington seul à côté du panier. Passe parfaite, dunk, panier, victoire. Cette offrande pour la gagne n’est que la deuxième de MJ sur le match. Elle complète ses 55 points à 21/37 (dont 3/4 de loin) et ses 4 rebonds en 39 minutes.