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Balle au centre donc, dans une série discrète qui tentera d’exister au milieu des affiches de rêve que nous propose ce premier tour de PlayOffs. Entre deux outsiders aux ambitions mesurées, on placerait quand même une petite piécette sur Frank Vogel et ses ados (25,3 ans) assoiffés de victoire. Un 4-2 validé à la force du collectif sur les terres de Martin Luther serait une bonne mise en jambe, avant de s’attaquer aux lacets les plus raides de la montagne.De la viande. Des coups de coude. Une ambiance survoltée. Du trashtalking. Quelles images peuvent venir avant celles stipulées précédemment ? Les Clippers et Grizzlies ne le cachent pas : ces deux équipes se détestent. Pas un seul match de saison régulière, ou de PlayOffs comme on a pu le voir l’an passé, ne se déroule sans que Blake Griffin et Zach Randolph se mettent dessus, sans que Chris Paul et Mike Conley floppent à outrance, et que le public pousse aussi fort que possible, au point d’imaginer une horde de supporters entrer sur le terrain et en venir aux poings.

Et quand on sait que les deux effectifs ont rajouté une cargaison de têtes à claques de folie cette saison (Bayless, Hollins, Barnes, Odom), on se demande s’il faudrait pas une troisième mi-temps devant le stade avec des coups de la corde à linge et des clés de bras à gogo. Une vraie belle petite rivalité, qui devrait apporter son lot de coups de pute, de sang, de blabla et de renversements de situation.En comparaison avec l’an passé, les effectifs ont donc pas mal changé. Si les Clippers seront les plus heureux en retrouvant un Chauncey Billups en demi-forme, ils n’auront cependant pas droit au coup de sang de Nick Young, bien que remplacé admirablement par Jamal Crawford.

Memphis s’est également débarrassé d’un cas social en la personne de Rudy Gay et de ses brouettes de tirs forcés en Février dernier. La saison régulière a offert 3 magnifiques batailles, Los Angeles emportant notamment la plus récente. Un signe des choses à venir ? Il sera difficile pour les Grizzlies de terminer ses matchs avec Jerryd Bayless en go-to-guy, mais vu leur défense de fer tout est possible. Difficile également d’imaginer Chris Paul se faire sortir au premier tour, et une telle bande de vétérans se prendre une leçon. Une belle série, sous-estimée, qui ira jusqu’au bout du suspens. 4-2 pour Lob City.